Lors de notre dernière Assemblée générale, nos
membres ont adopté trois priorités d’action.
La première est une démarche s’échelonnant sur une période de trois ans,
concernant notre projet de «Charte municipale des droits du citoyen dans la
ville» dont le premier forum devrait avoir lieu le 15 novembre prochain. La seconde, est l’éducation aux droits de la
personne avec la formation «Les jeunes et la police». Cette formation se poursuit présentement dans les écoles
secondaires de la région. La troisième
priorité, concerne la promotion de la Convention américaine relative aux droits
de l’homme (CARDH) qui est le principal traité de protection des droits de la
personne du système régional interaméricain.
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C |
e projet,
fait suite à une invitation reçue par la Ligue des Droits et Libertés provenant
de plusieurs organisations d’Amérique latine.
Ces groupes nous demandent de promouvoir la ratification canadienne de
la Convention américaine relative aux droits de l’homme. Prévue initialement pour l’automne 2002,
cette activité a été reportée en raison de ressources financières
insuffisantes. Avec le recul, nous
pensons que cela a joué en notre faveur.
Une récente vérification de routine, nous a permis de prendre
connaissance des travaux du Comité sénatorial permanent des droits de la
personne portant sur l’adhérence possible du Canada à la Convention américaine
relative aux droits de l’homme. Ce
Comité a entendu le témoignage d’un nombre considérable de spécialistes du
système interaméricain des droits de la personne ce qui va lui permettre de
produire un rapport destiné au Sénat, au plus tard le 27 juin 2003.
Notre
travail de promotion et de plaidoyer pour les droits de la personne consiste à
saisir toutes les occasions possibles pour exercer une influence et pour
participer activement au processus décisionnel en matière de politiques à
l’échelle nationale et internationale.
Afin de défendre efficacement les droits de la personne, nous avons
besoin d’un objectif précis ayant des chances de produire des résultats
concrets avec un public cible bien défini et avec un message le plus clair
possible. Pour cette table ronde, notre
travail de plaidoyer pour les droits de la personne consiste à entreprendre des
actions destinées à attirer l’attention de notre communauté universitaire sur
l’ensemble de la problématique concernant la ratification de cette convention,
tout en orientant les décideurs vers une solution.
Le défi
est considérable car le système interaméricain des droits de la personne est
une véritable terra incognita pour la
plupart des gens. Même pour nous, c’est
en quelque sorte une nouveauté car nous sommes beaucoup plus habitués à travailler
avec les Chartes canadienne et québécoise et avec les différents instruments du
système onusien. Ce numéro spécial de
notre bulletin «droits devant» se veut un regard sur l’ensemble des travaux du
Comité sénatorial permanent des droits de la personne. Nous invitons le lecteur à consulter
directement leur site internet pour obtenir un complément d’information.
Cette
table ronde universitaire vise à réunir des étudiants, des professeurs et
certains groupes associatifs pour exprimer leur opinion, leur façon de voir et
leurs réactions face aux travaux actuels du Comité sénatorial permanent des
droits de la personne. Bien que le
groupe cible de cette activité soit la communauté universitaire, elle est évidemment
ouverte également à tous nos membres et au public en général. Comme toujours, notre intervention se veut à
caractère non-partisan et indépendant et vise à faire connaître et promouvoir
l’universalité, l’indissociabilité et l’interdépendance de tous les droits de
la personne.
Gisèle G. Simard, présidente
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